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JOSEPH MORDELET

Passionné d’astronomie depuis l’enfance, j’ai eu l’occasion, il y a de cela une quinzaine d’années d’orienter mes choix professionnels pour que cette passion de toujours devienne le moteur de mes activités. J’ai aujourd’hui la chance de pouvoir partager cela avec tous ceux et celles que la découverte d’un ciel étoilé fascine et intrigue.

À l’origine de cette activité qui me fait me coucher si tard, dès l’enfance à l’âge de huit ans : une petite lunette astronomique de soixante millimètres de diamètre, avec laquelle je découvris la Lune, Jupiter, Saturne et quelques amas d’étoiles, et là il est déjà trop tard, le virus de l’astronomie m’a sévèrement atteint… En grandissant, je n’ai cessé de chercher des sites d’altitude où le ciel nocturne est d’une qualité remarquable. Sensibilisé par ces vastes paysages que je découvrais, dominés par l’immensité d’un ciel dévoilant ses objets spatiaux, j’ai également développé au fil des années une pratique de photographe de nuit.

Les années d’observation et les instruments s’enchaîneront jusqu’à il y a environ quinze ans où je pris la décision de m’impliquer complètement et professionnellement dans l’astronomie.

Ce qui provoqua ce changement fut la possibilité de m’impliquer dans la vie associative, d’abord de l’observatoire du mont Chiran (1905 mètres d’altitude) puis de l’observatoire du pic de Châteaurenard, au-dessus du village de Saint-Véran (le plus haut d’Europe à 2936 mètres d’altitude) en tant que responsable de site. Lieu où j’ai eu la chance de faire des rencontres parmi les plus marquantes.

 

Je suis par la suite retourné au Chiran en tant que gérant avec la ferme intention de rénover et de développer à sa juste valeur ce site d’exception bien mal géré depuis trente ans par l’association de bénévoles qui pense savoir s’en occuper. Nous avons avec ma compagne durant quatre ans rénové tout le site à nos frais, développé l’activité, doublé la fréquentation, changé le télescope et développé ce concept d’astronomie en musique. Puis est arrivé le coronavirus accompagné de quelques profiteurs malintentionnés… Nous avons donc dû cesser notre activité au Chiran. Ce qui nous permet aujourd’hui, à l’aide d’instruments dont je n’osais rêver enfant de venir au plus près de ceux d’entre vous qui souhaiteront découvrir un petit bout de cet infini dans lequel nous voyageons.

Et c’est véritablement avec beaucoup de plaisir que je partagerai avec vous toutes ces connaissances acquises durant ces années de pratique, qui ne sont que les fruits de mes propres questionnements.

Joseph

TIPHAINE SONN

Je chante et danse depuis mon plus jeune âge. Le chant a finalement rythmé ma vie. Je suis devenue à force de pratique mais aussi de par mon propre vécu très sensible envers chaque son que j’entends et envers le fait d’interpréter ces sons, de les imiter de les faire résonner à travers le médium de ma voix.

La voix, selon moi n’est point exclusivement liée à la communication orale ou au chant, la voix a cette habilité de produire une infinité de sons différents : respiration, cri, rires, pleurs, bourdon, sifflement, imitation d’un cri animal, gémissement, tant de possibilités de sons vocaux pouvant exprimer une myriade de couleurs et d’humeurs différentes !

Cette sensibilité m’a amenée plus tard à produire des pièces performatives et sonores, où la voix sans langage est le médium central. C'est principalement durant mes études d’arts que mes diverses pratiques ont trouvé leur sens, et aussi que mes rencontres les plus marquantes ont été faites.

Désireuse de parfaire mes connaissances théoriques et ma pratique musicale, j’eus décidé, suite à mon obtention du DNSEP (Diplôme National Supérieur d’Expression Plastique) de suivre une année de formation professionnelle aux métiers de la musique à l’école EF2M. J’ai alors suivi des cours intensifs de solfège et d’harmonie théoriques, notamment auprès du guitariste Cyril Achard.

À l’issue de cette formation, j’ai pu pratiquer le chant en particulier, à travers plusieurs styles musicaux, notamment le jazz, le rock, le blues, la funk et rythm ’n blues, en passant par la musique cubaine, la chanson française… Ces exercices de styles m'ont aidé par la suite à mieux définir mes orientations et choix musicaux. Cette formation m’a apporté une expérience considérable tant au niveau strictement musical que du point de vue du musicien professionnel en pleine insertion dans le milieu artistique.

 

Quelques mois plus tard, par un drôle de hasard, je fais la rencontre de Joseph Mordelet, photographe nocturne et astronome, du haut de l’observatoire du mont Chiran que je découvrais tout juste. À partir de ce jour, je décidai de me joindre à lui durant la saison 2019 pour une cogestion de ce site propice à l’observation astronomique. Et ce fut dans ce même lieu que nous fîmes le choix de mettre nos deux disciplines en commun : l’astronomie et la musique
et de proposer ainsi nos prestations en symbiose au
public venu jusqu’au sommet en randonnée.
Ce fut pour ma part une expérience absolument
incroyable et sans doute des plus enrichissantes et
inspirantes en tout point. Inspirante avant tout de
par le lieu : un observatoire situé au sommet d’une
montagne à 1905 mètres d’altitude au milieu de nulle part avec une vue sur 360 degrés ; et enrichissante de par mon activité quotidienne sur place : chanter et improviser au piano et divers instruments dans la coupole, sous la Voie lactée pour un public désireux d’observer le ciel, d’enrichir ses connaissances sur l’astronomie et de vivre une expérience originale.


À présent, c’est ainsi avec Joseph Mordelet, au sein d’Astronomie et Musique que j’exerce mon activité principale.

Tiphaine
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